Le 25 février 2015, ça fait presque 4 mois que je suis à la Réunion. Quand je suis arrivée ici, je j'adorais être à l'étranger. J'étais contente de vivre loin de mon pays pour un moment. Au début, tout était facile, j'ai rencontré beaucoup de gens et je me suis fait des amis qui m'invitaient à dîner de temps en temps. Comme ca, je pouvais m'amuser et m'occuper un peu.
Mais il y a des inconvénients de vivre loin de la famille. Un jour, je me suis réveillée sans pouvoir respirer, je transpirais et j'avais très mal à la tête. Je croyais que j'étais vraiment malade. J'ai quitté le campus pour aller chez un médecin à Saint Pierre qui travaille vingt quatre heures sur vingt quatre. Il était vingt-trois heures, il m'a donné des comprimés contre la douleur. Je suis rentrée au campus à minuit.
Le lendemain matin, c'était douloureux à la poitrine. J'ai appelé mes amis pour m'amener à l'hôpital à Saint Pierre. Là, l'infirmière a pris ma température, c'était normal. Un autre infirmier est venu avec un brancard, il m'a demandé de m'allonger dessus. A cet instant, j'avais peur. J'ai pensé que j'allais mourir. L'infirmier m'a poussé dans une chambre, il m'a dit d'attendre quelqu'un qui viendrait me faire une prise de sang pour faire des examens, et qui viendrait me faire une radiographie des poumons. Pendant que j'attendais, j'ai entendu un homme qui a crié : " Ca fait mal, s'il vous plait." C'était effrayant.
Après les examens, j'ai attendu que le médecin passe me donner les résultats. Il est venu à vingt-et-une heures trente. Il m'a donné de bonnes nouvelles en m'indiquant que je n'avais aucune maladie. On a discuté un peu et il m'a dit que j'étais stressée et que je faisais des crises d'angoisse. C'était difficile à comprendre. Le médecin m'a conseillé de faire du sport pour m'occuper et d'éviter de trop penser, surtout à des choses négatives. En ce moment, je vais mieux. Je fais du sport, je regarde des films français, j'écoute de la musique et je parle avec mon fils plus qu'avant. Toutefois, j'attends avec impatience le 02 août, pour rentrer au Botswana, d'après moi, on n'est nulle part aussi bien que chez soi.


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